Cher investisseur indépendant,
En bourse, on idéalise toujours les “bons coups”.
Mais en réalité, on en parle plus souvent qu’on en fait !
Et je trouve qu’on glorifie rarement les grosses pertes évitées.
En voici 3, très brèves.
En 2025, plusieurs patrons de la tech et de la finance (Les Initiés) ont vendu leurs actions.
Mark Zuckerberg, le fondateur de Meta, a vendu 1,1 millions d’actions Meta, ce qui représente 733 millions de dollars d’actions.

Safra Catz, la patronne d’Oracle, a vendu 3,8 millions d’actions, soit plus de 700 millions de dollars d’actions Oracle.

Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan a vendu pour plus de 200 millions de dollars d’actions de la banque américaine.

Puis “soudainement”, Trump annonce ses tarifs douaniers.
Et le marché a décroché. Des centaines de milliards se sont évaporés en quelques heures.

Les conséquences ont été désastreuses : en moins de 3 mois, Meta a perdu 30% de sa valeur, Oracle 25% et JPMorgan 35%.
Une sacré coïncidence, tout de même…
Attention, je n’accuse personne de délit d’initié (au sens pénal). Je constate des transactions d’initiés.
Des gens, qui par leur poste, ont accès à des informations AVANT le grand public.
Et ils ne font pas de simples transactions. Ce sont de véritables signaux d’alerte.
Quand mon outil de suivi m’a indiqué que la patronne d’Oracle vendait pour 700 millions de dollars d’actions, ça a clignoté “rouge vif” dans ma tête.
Quand vous avez accès à ce genre d’informations, vous pouvez deviner qu’il se trame des choses en coulisse.
Quand 3 des plus grands patrons du monde vendent leurs actions, ce n’est souvent pas bon signe.
Dans cette situation, je commence toujours par me poser les questions suivantes :
Qui vend ? Combien d’actions ? À quel prix par rapport aux plus hauts et aux plus bas de l’année ?
Une vente isolée, c’est au mieux une anecdote. Plusieurs ventes, dans la même quinzaine, proches d’un record historique… là, j’arrête de croire au hasard et j’enquête.
Ensuite, j’analyse et je qualifie.
- Les ventes “pilotées” des mois à l’avance n’apportent que peu d’informations. Souvent ce sont des stock options exercées.
- Mais il y a les ventes “discrétionnaires”. Réalisées au comptant, lorsque le dirigeant initié appuie lui-même sur le bouton.
Face aux ventes d’initiés, mon premier réflexe est d’aller confronter la transaction avec les résultats des entreprises concernées.
Le plus intuitif est d’aller vérifier les derniers chiffres d’affaires, de carnet de commandes, éventuellement les profit-warnings du passé…
Mais aussi (et ça, personne ne le fait) le niveau des provisions passées par la société. C’est à dire : combien de cash est mis en réserve pour faire face à d’éventuels problèmes (procès, litige, amende…).
Parce que ce genre d’information “négative” passe toujours par le comité de direction avant de sortir dans la presse.
Je vérifie aussi s’il ne s’agit pas d’une vente “opportuniste” : un dirigeant qui vend moins de 5% de ses actions profite souvent d’un cours favorable pour mettre un peu plus d’argent de côté.
Mais quand il y a trop de coïncidences, pas assez d’informations et qu’un initié vend alors que le cours de ses actions ne cesse d’augmenter…
Je vends.
Et bien sûr, si le vent tourne, je reviens.
Un patron qui se remet à acheter au marché, une amélioration opérationnelle visible, un programme de rachats relancé et nourri : le signal s’inverse, je recharge.
Et ce n’est pas de la chance, c’est de la méthode. Quelques investisseurs professionnels sont spécialisés sur le suivi de ces mouvements d’initiés.
Je vous en reparle très vite,

Felix Baron

