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Cher membre du Club, 

Quand le gendarme frappe à ma vitre, je l’écoute.

Et vous devriez faire pareil avec le gendarme de la bourse. Car l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) est formelle : 89% des investisseurs particuliers en bourse perdent de l’argent

Et l’ESMA (le gendarme boursier européen) le confirme : 89% des comptes d’investisseurs particuliers sont perdants.

À la fin de ce petit article, je vous présente LA principale raison qui lamine les performances de trop d’investisseurs.

Mais avant cela, voici comment faire partie des 11%.

Quand vous êtes sur votre plateforme d’investissement, imaginez que vous êtes au volant sur une route verglacée

(C’est ce que je fais, je vous assure que ça marche.)

Vous voilà concentré(e) : votre regard scrute le moindre détail, vos gestes sont d’une précision chirurgicale. Rien ne doit vous troubler.

Vous souvenez-vous de ce que vous devez faire si votre voiture commence à déraper, et que le volant ne vous répond plus ?

Tournez le volant dans le sens du dérapage, pour remettre les roues droites. Et une fois les roues droites, reprenez le contrôle. 

À moto, c’est pareil : si vous devez éviter un obstacle en urgence sur votre droite… tirez d’abord le guidon à droite pour mieux pencher la moto sur la gauche.

C’est vraiment contre-intuitif, mais ça peut vous sauver. Alors oui, c’est difficile de ne pas succomber à la panique dans ces cas-là. Et pour revenir sur la bourse, c’est la panique qui vous fait faire n’importe quoi.

Car bien investir, c’est avant tout contrôler ses émotions

Voici donc les 4 erreurs psychologiques à éviter pour faire partie des 11% de particuliers qui gagnent.

  1. Investir sous le coup de vos émotions

C’est la première erreur, et la plus dangereuse.

La panique ou l’euphorie guident les transactions.

Le cas typique : Nvidia.

Euphorie 1 : j’achète en octobre 2025 au plus historique (192 $), vu que “ça n’arrête pas de monter.”

Panique 1 : Nvidia ne fait que baisser depuis que je l’ai achetée… “cette fois, c’est la crise” : je vends.

Euphorie 2 : En fait, “c’était juste une correction”, la preuve, l’action est à 205 $, je rachète cette action qui ne fait que monter.

Panique 2 : “La dernière fois, c’était une correction, là c’est vraiment la bulle qui éclate” : je vends.

Voilà comment vos émotions vous font perdre 30% en 1 mois et demi

Vous modifiez votre plan à la moindre secousse, achetez au plus haut et vendez au plus bas.

Dans mon cas : quand j’achète une action, je fais confiance à une société pour faire prospérer mon argent. Mes investissements (et les vôtres) doivent résister à la panique collective.

  1. S’attacher à un placement

Certains investisseurs tombent “amoureux” d’une action et deviennent aveugles. 

Je pense à Peloton (vélos d’appartement connectés) qui a explosé pendant le Covid : l’action a augmenté si vite (+720% en 9 mois) que ses actionnaires ont perdu de vue que le confinement s’arrêterait un jour… L’action a perdu 97% de sa valeur par la suite.

Souvenez-vous : des profits non encaissés restent fictifsIl faut savoir prendre ses gains sans hésiter, même si l’on “adore” une valeur.

Ce détachement est indispensable pour protéger votre capital.

  1. Vouloir absolument faire “un coup” à court terme

Beaucoup se fixent des objectifs irréalistes. Personne ne gagne jamais à court terme sans prendre des risques très élevés.

Résultat ? Des investisseurs creusent leur tombe en se précipitant ou en tentant de « se refaire » après une perte. Ils abandonnent en 6 mois.

Il ne faut jamais forcer le marché : il est plus fort que vous à court terme. Le vrai succès vient de la patience. Passé 12 mois sur une bonne valeur, vous êtes plus fort que 80% des investisseurs.

  1. Manquer de recul et d’esprit critique

Quand la majorité croit à une belle histoire, méfiez-vous. Si tout le monde voit une action faire x10, demandez-vous le contraire : qu’est-ce qui ferait que ça n’arrive pas ?

Ça me rappelle cette société de thé glacé qui avait changé son nom en “Blockchain Corp” ; comme pour dire au marché “nous sommes modernes et visionnaires”. 

Vous voyez le cours de bourse :

Même si la blockchain et le Bitcoin étaient à la mode en 2017, le marché finit toujours par griller les imposteurs.

Ne croyez qu’en votre bon sens : le thé glacé, ce n’est pas de la cryptomonnaie.

Mais là-dessus, je pense que vous avez suffisamment d’esprit critique. Sait-on jamais !

Un mot maintenant sur les 89% d’investisseurs perdants.

Souvent, ils sont persuadés de suivre « les bonnes pratiques ». Et pourtant, après quelques mois sur les marchés, ils reviennent grossir les rangs des millions d’épargnants, bloqués sur des livrets A ou des fonds euros poussiéreux.

Alors même que les marchés regorgent d’opportunités. 

La réponse tient en un mot : la volatilité.

(Comprenez : ils ne savent pas conduire sur une route verglacée.)

La volatilité, ce sont ces montagnes russes qui font grimper ou chuter vos placements en un claquement de doigt.

Ces variations de +10 %, -15 %, +7 % qui vous donnent des sueurs froides et vous empêchent de dormir.

Prenons un exemple concret :

Si vous aviez placé 10 000 € sur la Bourse américaine en mars 2025, vous auriez perdu près de 2 000 € en 30 jours… avant de tout regagner quelques semaines plus tard.

De mon côté, j’ai encaissé +3 % en février, +1,5 % en mars, +4,5 % en avril, +3,5% en mai, +2,5% en juin, 9% en septembre, etc… sans me soucier du chaos ambiant.

Car j’ai fait un choix : je refuse de m’exposer à la volatilité ou d’en dépendre. Et c’est un choix avant tout psychologique.

Je suis conscient d’être un investisseur avec mes failles.

Et je veux donc réduire au maximum les situations où la volatilité pourrait m’induire en erreur.

Au passage, c’est d’ailleurs pour cela que les fonds euros ou le livret A séduisent tant de Français : pas pour leurs performances (qui sont ridicules), mais pour leur tranquillité apparente.

Pas de vagues avec ces “placements”, ça c’est sûr.

Le problème ?

Pendant que vous dormez « tranquille », votre argent, lui, dort aussi.

Et il vous éloigne, chaque année un peu plus, de vos véritables objectifs.

À très vite,

Felix Baron