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Cher membre du Club,

Il existe des guerres qui ne font aucun bruit.

Pas de chars. Pas de missiles. Pas de déclarations martiales à la télévision.

Et pourtant, elles décident de l’avenir industriel, technologique et militaire du monde.

Celle qui se joue en ce moment entre les États-Unis et la Chine en est l’exemple parfait.

Son champ de bataille est invisible. Son enjeu est colossal.

Et son arme principale tient en deux mots : terres rares.

Le cérium. Le gadolinium. Le samarium. Le dysprosium. Le néodyme. Le praséodyme.

Des noms obscurs, mais sans lesquels aucune technologie critique ne fonctionne.

Grâce à eux, vous pouvez notamment :

  • Guid­er des missiles de précision
  • Stabiliser les générateurs d’éoliennes
  • Miniaturiser les composants électroniques
  • Concevoir certaines prothèses médicales avancées
  • Construire des moteurs électriques ultra-performants
  • Faire fonctionner des robots industriels et chirurgicaux

En bref, sans terre rare, vous n’avez plus d’éoliennes. Plus de missiles guidés. Plus de voitures électriques. Plus de robots. Et plus d’intelligence artificielle.

Autrement dit : sans terres rares, l’économie moderne s’arrête net.

Et contrairement à ce que leur nom laisse croire, les terres rares ne sont pas si rares que cela.

On en trouve aux États-Unis, en Australie, au Canada, au Vietnam, ou encore au Brésil.

Le vrai problème n’est pas géologique.

Il est industriel.

Car extraire un minerai n’a aucune valeur tant qu’il n’est pas raffiné.

Et sur ce sujet critique, le gouvernement chinois règne largement.

La Chine produit 70% des terres rares dans le monde. 

Et surtout, elle affine près de 90% des terres rares utilisées sur la planète.

C’est-à-dire que même lorsque les terres rares sont extraites ailleurs, elles finissent… en Chine.

Depuis 20 ans, la Chine a méthodiquement construit cette domination.

Pendant que l’Occident fermait ses mines et externalisait sa production.

La Chine a accepté des coûts environnementaux massifs, des procédés chimiques extrêmement polluants et des investissements lourds et peu rentables à court terme.

Résultat : Pékin possède aujourd’hui un levier stratégique redoutable.

Et cette année, le gouvernement chinois a tenu à le rappeler au monde entier :

Quand Donald Trump a déclenché une nouvelle salve de droits de douane massifs sur les importations étrangères.

La réponse chinoise ne s’est pas faite attendre.

Mais elle n’a pas pris la forme de sanctions financières classiques.

Pékin a annoncé des restrictions d’exportation sur plusieurs catégories de terres rares.

Un signal extrêmement fort.

Et chaque pays a désormais compris une chose :

La dépendance aux terres rares est une vulnérabilité mortelle.

Les États-Unis réalisent qu’ils ont laissé s’installer une dépendance totale dans la défense, dans l’industrie, dans l’énergie et dans l’intelligence artificielle.

Un pays qui ne maîtrise pas ses métaux critiques ne maîtrise pas son avenir.

Et avec Donald Trump à la Maison Blanche, la réponse ne sera ni douce, ni progressive.

Elle sera massive.

Les terres rares ne sont pas un sujet de niche, ni un effet de mode : elles sont la clé de l’économie, de l’IA et de la souveraineté des prochaines décennies.

Ceux qui suivent ce marché aujourd’hui comprendront les mouvements de demain avant les autres.

Tenez-vous prêt.

À très vite,

Felix Baron